Mestrando Pipoca

Francisco Carlos da Silva (dit Professor Pipoca) est né le 5 Mars 1975 à Fortaleza-Ceará (Nord-Est du Brésil).

Il grandit dans le quartier dit de l'aéroport. C'est un quartier populaire central de la ville de Fortaleza, où les enfants se retrouvent dans la rue pour jouer au football, et autres jeux.

A l'âge de 12 ans, un ancien joueur de football, Hamilton, le remarque au cours d'un match de rue et l'invite à passer un test pour intégrer le « Ceará sporting club ». Il est accepté dans la catégorie des poussins. Là, il passe de catégorie en catégorie jusqu'à la catégorie juniors.

Il voyage à travers le Brésil pour participer à des stages dans divers clubs de football.

Ses capacités comme joueur de football lui permettent de payer ses études grâce à des bourses versées par les écoles qui le sollicitent.

Parallèlement, à l'âge de 14 ans, il découvre la capoeira. En effet, son frère et deux autres amis pratiquent la capoeira. Le jeune Carlos assiste aux entraînements puis participe à un cours de Mestre Juão Baiano. Séduit, il continue. Pour son baptême, il reçoit le surnom de Pipoca (pop-corn), à cause des petites boucles de ses cheveux.

Dès lors, il s'entraîne assidûment, apprend la pratique des divers instruments et se dédie de plus en plus à la capoeira.

Quelques années plus tard, il reçoit la graduation qui lui permet de donner des cours aux enfants. Il commence alors un travail de professeur de capoeira. La presse de Fortaleza s'intéresse à lui et lui propose diverses interviews à la télévision, la radio, lui consacre divers articles dans des journaux et magazines.

Il se fait aussi un nom grâce à sa participation à de nombreux festivals de capoeira dans tout le Brésil.

En 2001, alors qu'il a obtenu le grade de professeur, il est l'initiateur d'un projet social : aider des adolescents de 9 à 20 ans à se sortir de la drogue et la délinquance par la capoeira. Les cours quotidiens se déroulent sur une place publique, sont ouverts à tous, et gratuits. L'iniative est un succès, le nombre de participants augmente chaque jour. Malgré cette réussite, le Professeur Pipoca, s'il attire l'attention des médias, n'arrive pas à obtenir l'appuie du gouvernement. Il se trouve donc dans l'obligation d'arrêter une mission trop coûteuse pour lui, dans la mesure où il fournissait lui-même les uniformes aux jeunes gens.

Cette même année, il crée une émission de radio dédiée à la capoeira. Chaque dimanche, durant une heure sur FM Parreão, il anime débats et interviews de grands maîtres de la capoeira, raconte l'histoire de cet art martial brésilien et annonce les divers festivals et événements liés à ce sport.

En 2002, il commence un nouveau programme social dans une école publique défavorisée. Il donne gracieusement des cours aux élèves de cet établissement durant cinq ans. Les enfants peuvent participer, à la condition qu'ils améliorent leur comportement en classe et leurs notes. Ce sont donc bien souvent les jeunes en difficulté qui sont confiés au Professeur Pipoca. Cette collaboration se terminera lors de son départ pour l'Europe.

Parallèlement aux projets sociaux qu'il développe, il donne des cours dans des écoles privées, ainsi qu'en académies, où il voit de nombreuses mères de ces petits élèves arriver, séduites par les cours donnés à leurs enfants à l'école. En effet, il propose un programme particulier pour les personnes en sur-poids.

Mais ses compétences pédagogiques ne s'arrête pas là, puisqu'il compte aussi parmi ses élèves nombre de personnes âgées. La capoeira pour le Professeur Pipoca n'est pas un sport qui se pratique de 7 à 77 ans. Il est sans limite d'âge ou de capacité physique. La capoeira est ouverte à tous.

Fin 2007, son maître, mestre Zebrinha (fondateur du groupe Legião Brasileira de Capoeira) lui propose de partir transmettre son savoir en Europe. C'est en Hongrie qu'il s'installe. Là, il apporte son soutien pour donner les cours, à une instructrice de son groupe, Graduada Lu. De nouveau, un magazine hongrois lui consacre des articles, soulignant le sérieux de son travail.

Il restera en Hongrie plus d'un an. Année au cours de laquelle il multiplie les voyages dans toute l'Europe (Allemagne, Pologne, République Tchèque...) à l'occasion de festivals auxquels il est convié pour donner des cours.

Arrivé en France en 2009, il commence à donner des cours bénévoles à Menton, puis en 2010 dans deux centres culturels de Nice, les CEDAC de Saint Antoine et Terra Amata. Peu à peu, l'association Berimbau, avec laquelle il travaille depuis ses débuts en France, voit ses adhérents augmenter, grâce à la qualité de son programme de cours.

En Mai 2011, il reçoit des mains de son Maître le grade de professeur second degré (corde violette et marron), en Mai 2013 le grade de Contre Maître (corde marron) et en Mai 2015 le grade de Mestrando (corde marron et noire)


L'académie au siège de l'association, la Cabana do Berimbau, voit le jour en 2011. Elle accueille les cours pour adultes et maintenant aussi pour enfants, afin de proposer plus d'horaires aux élèves ainsi qu'une plus grande flexibilité.

A suivre...